Selon la nature de notre intervention, nos missions peuvent donner lieu à la remise d'un compte-rendu ou d'un rapport technique de visite.
Ce document constitue un véritable outil de sérénité : il vous permet de conserver un
historique écrit, illustré et détaillé de toutes les réserves relevées par l'expert VEFA, créant ainsi une archive précieuse de l'état réel de votre bien au jour J.
Néanmoins, pour le bon déroulement de la visite sur le terrain, l'expérience prouve que l'application numérique du promoteur reste le meilleur outil de saisie. Aujourd'hui, les représentants des promoteurs sont équipés de tablettes numériques munies d’une application professionnelle dédiée à la livraison des parties communes. Elle permet de localiser sur plan, photographier et consigner instantanément chaque observation.
En fin de visite, un document appelé
procès-verbal de livraison, signé contradictoirement, est transmis au syndic et aux membres du conseil syndical, garantissant un historique complet, officiel et détaillé des réserves notifiées.
Pour vous garantir une vigilance maximale, nous privilégions ce document unique. La livraison est un exercice minutieux : nous préférons consacrer 100 % de notre temps à l'inspection des parties communes. Multiplier les saisies en parallèle sur un support distinct créerait des doublons inutiles, ralentirait la visite et détournerait notre attention des éléments techniques essentiels. Le support du promoteur doit rester le référentiel unique le jour J pour optimiser l'efficacité de notre contrôle.
Le promoteur refuse de noter une réserve ? Un rapport technique indépendant est-il utile dans ce cas ?
Sachez que cette situation reste rare en pratique. Le représentant du promoteur n’a aucun intérêt à refuser une notation : ce n'est pas lui qui tranche, mais la maîtrise d'œuvre d'exécution et les entreprises de travaux qui apprécieront la réserve au regard des tolérances réglementaires des
DTU (Documents Techniques Uniformisés). De plus, un refus injustifié bloquerait inutilement la livraison.
Si un désaccord persiste, notre expert demande l'inscription du point litigieux au procès-verbal au titre des observations ou des points de divergence. En cas de blocage total ou de refus catégorique du promoteur, le syndic de copropriété pourra alors lui adresser, après la visite, une notification officielle par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) afin de faire valoir les droits de la copropriété pour ces désordres refusés.
Et si des vices apparaissent après la livraison ?
Après la visite, le syndic (généralement assisté par le conseil syndical) dispose d'un
délai d'un mois à compter de la livraison pour notifier au promoteur, par LRAR, tout vice de construction ou défaut de conformité apparent non identifié le jour de la visite (article R261-24 du CCH).
Par la suite, l'immeuble bénéficie des garanties légales : la
garantie de parfait achèvement (pendant 1 an pour les désordres de toute nature), la
garantie biennale (2 ans pour les équipements) et la
garantie décennale (10 ans pour les dommages touchant à la solidité ou la destination de l'ouvrage).
Enfin, un
rapport technique de visite unilatéral n'est pas contradictoire et reste inopposable devant un juge. Sa rédaction systématique n'apporterait aucun avantage légal par rapport au PV officiel du promoteur. Elle alourdirait de façon conséquente le
coût de notre mission, sans réelle plus-value pour vous.